Quand la nuit devient jour

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– Aimeriez-vous être heureuse, Camille ?
Je n’ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour répondre à cette question.
– Je l’ai longtemps désiré. Plus maintenant.
– Pourquoi ?
Les mots fusent.
– Parce que le bonheur m’empêcherait de mourir.
Je sens ses doigts sur mon bras qui se contractent. Je poursuis :
– Il m’obligerait à résister et je ne veux plus me battre. Je n’en ai plus la force.

Sophie Jomain. Publié en 2016. 238 pages. Contemporaine.

La note 

♥♥♥♥♥

La critique

Pour être franche avec vous, je ne sais pas quoi dire dans cette chronique. Je ne sais pas quoi dire parce que j’ai l’impression que peu importe les mots que j’utiliserais, ils ne retranscriront pas tout ce que j’ai ressenti pendant cette lecture.

Une lecture absolument magnifique. Le début est dur, violent, j’ai parfois eu du mal avec certaines situations car je me reconnaissais dedans, et voir quelqu’un faire de même a été une vraie claque. J’ai parfois dû m’arrêter pour la simple et bonne raison que c’était trop pour mon cerveau (et mon coeur, surtout lui d’ailleurs). L’auteur ne cache rien du mal-être de son personnage, et c’est ce qui m’a le plus bouleversée. Camille, le personnage principal, m’a bouleversée. Par ses pensées, ses questions sur elle-même, qui m’ont fait espérer comme elles ont pu me détruire par moment. C’est un être très spécial, qu’il me semble très facile de détester, mais elle m’a subjuguée du début à la fin.

Une claque, certes, mais il possède un défaut. Ou du moins, qui l’est à mes yeux, la romance. Elle éclipse le reste du roman, fait disparaître Camille et ses réflexions, qui auraient dû s’intensifier vu sa situation. Malgré cela, elle reste nécessaire pour la fin, qui a brisé et piétiné ce qui restait de mon coeur déjà bien amoché à la fin de cette lecture.

Ce roman est une révélation, un presque coup de coeur. Je ne sais pas trop comment l’exprimer, mais il a une portée qui va bien au-delà de ce que l’on peut imaginer. Il nous touche, nous confronte à nous-mêmes, et nous fait réfléchir d’une manière inédite sur notre vie, la mort, ou sur la dépression. Et pour ça, il mérite d’être lu par tout le monde. Pour la réflexion qu’il apporte, les questions sans réponses qui restent, et les dernières pages.

En bref, je vous laisse avec cette citation :

« Je ne sais plus s’il faut vivre pour mourir ou mourir pour vivre. »

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4 réflexions sur “Quand la nuit devient jour

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