Dévisagée

devisagee

Ava a tout perdu dans l’incendie qui a ravagé sa maison. Ses parents. Sa meilleure amie. Même son visage. Elle n’a pas besoin d’un miroir pour savoir à quoi elle ressemble: la violence du regard des autres suffit. De retour au Lycée, Ava ne pensait pas tenir plus d’une semaine. Jusqu’à ce qu’elle rencontre la piquante Piper, qui porte comme elle des cicatrices, et Asad, technicien du groupe théâtre -qui partagent sa force de caractère et son humour à toute épreuve.

⋅ Publié le 6 février 2020
⋅ Contemporain

3.75/5 –

Comment appelle-t-on quelqu’un qui n’a pas choisi de survivre ?
Quelqu’un qui, parfois, le regrette ?

Lorsqu’on m’a vendu Dévisagée comme un roman de la même trempe que Tous nos jours parfaits, mes attentes sont montées en flèche : je m’attendais très clairement à commencer ma lecture en larmes, et à la terminer en larmes. Malheureusement je n’ai pleuré à aucun moment du livre, mais il reste une jolie lecture contemporaine qui aborde des thèmes très compliqués à traiter.

L’histoire se concentre sur Ava, grande brûlée et orpheline depuis l’incendie de sa maison, et son retour à une vie « normale » notamment en reprenant le lycée. Un pitch assez basique en contemporain, mais l’autrice arrive à le rendre original et attrayant avec son casting de personnages que j’ai adorés : Piper notamment, une des premières personnes que rencontre Ava. Elle a un caractère explosif et une grande gueule à toute épreuve qui m’ont pu dès le début même si elle prend parfois un peu trop de place dans le récit, quitte à éclipser totalement Ava. En fait j’ai parfois eu l’impression qu’Ava était tellement sous l’influence de Piper qu’elle se faisait manger par cette dernière, ce qui la fait apparaître assez faible voire en retrait par rapport à son amie. Ava est un personnage à part entière qui aurait mérité de prendre plus d’espace pour pouvoir se développer librement, sans avoir constamment un autre personnage derrière elle pour influencer ses décisions, parfois de manière assez toxique.
Quant à Asad, le dernier personnage qui nous est proposé dans le duo, je l’ai trouvé sympa mais rien de plus. Il servait surtout de troisième pied de tabouret au duo Ava-Piper, même s’il finit par avoir un peu d’utilité.

Le truc avec Dévisagée, c’est que sans les personnages, le roman perd 80% de son intérêt. Je ne dirai pas qu’il est vide, mais l’intrigue est inexistante et on se contente de suivre les aventures d’Ava entre le lycée et l’hôpital, ce qui est intéressant, d’accord… mais pas sur 450 pages. Le roman manque clairement de profondeur au niveau des émotions et j’ai eu du mal à me sentir touchée par ce qui arrivait à notre protagoniste alors même que je pensais que ça serait très simple vu le contexte. Tout est trop « facile » alors que le roman s’attaque à des sujets horribles qui ne devraient pas être facile, justement. Je pensais pleurer ou au moins avoir les larmes aux yeux durant ma lecture mais ce n’est juste jamais arrivée et j’en suis la première surprise.
La conclusion ne m’a pas vraiment plu non plus, elle est très bateau mais sans être mauvaise pour autant. Comme le reste de l’histoire, ce n’est juste pas assez profond à mes yeux.

Bref, une bonne lecture sur un sujet qu’on ne voit pas tellement en YA.

Merci aux éditions Gallimard pour l’envoi ! 

2 réflexions sur “Dévisagée

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