Nevernight

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Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d’assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.

Fille d’un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l’anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d’un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu’elle n’a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l’une des apprentis du groupe d’assassins le plus dangereux de toute la République : L’Église rouge. La trahison et des épreuves l’attendent dans les murs de cet établissement où l’échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu’elle désire : la vengeance.

• Sorti le 29 octobre 2020
• Fantasy adulte

5/5

Quand tout est sang, le sang est tout.

Bon. J’attendais Nevernight depuis des années. Des. Années. J’avais même perdu l’espoir de le voir traduit un jour chez nous (en bonne drama queen que je suis), autant te dire qu’à l’annonce de sa sortie, mes attentes crevaient le plafond, d’autant plus que j’ai lu et adoré tous les autres livres de l’auteur. Je pense que Jay Kristoff a senti la pression que je lui ai mis jusqu’en Australie… et c’est l’heure du verdict.

L’amour a renversé des rois, Mia, il a mis fin à des empires. Il a même brisé notre pauvre ciel incandescent.

Je vais pas passer par quatre chemins : bordel, qu’est ce que c’était bien. L’univers ? Incroyable. Les persos ? Incroyables. L’écriture ?? Inoubliable. Sans rire j’ai tout aimé, du début à la fin, du plus gros twist au moindre petit détail. L’univers les p’tits potes, l’univers est est dingue. Le worldbuilding est impressionnant, parfois difficile à digérer tant il y a d’informations mais ça ne fait qu’ajouter de la profondeur à cet univers sombre créé par l’auteur. Et il sait comment l’utiliser à travers ses personnages et leurs histoires, pour nous en apprendre toujours plus, y compris à travers les plot twists qui parcourent cette intrigue : j’en ai vu venir certains, d’autres absolument pas et j’ai clairement le coeur en miettes. Tout est sombre, violent, parfois gore, et mené d’une main de maître. C’est addictif (800 pages de bonheur que j’ai dévorées en 2 jours, y compris au boulot)(pas en intervention promis), détaillé et toujours plein d’action dans une ambiance légèrement creepy. Tout est bien pensé. TOUT.

Mais voici la vérité, chers amis, et peu importe le nombre de soleils qui brillent dans votre ciel. Au bout du compte, seules deux catégories de personnes existent en ce bas monde – ou dans n’importe quel autre : ceux qui fuient et ceux qui se battent.

Les notes de bas de page sont hilarantes et bourrées d’infos pertinentes, certains trouvent qu’elles cassent le rythme de l’intrigue mais je trouve au contraire qu’elles amplifient la profondeur de l’univers du roman. 
Le seul truc que je n’ai pas trop aimé sont les quelques scènes de fesses mais je les trouve « gênantes » dans tous les livres donc ça ne s’applique pas qu’à celui-ci.

Et en son for intérieur, sous la douleur et la rage, enroulé dans le froid et le vide, le sentiment le plus vide de tous.
L’échec.

Quant à Mia, mon dieu Mia. Il faut que je te parle d’elle parce que c’est un personnage comme on en voit rarement. Badass à souhait, violente comme je les aime, sarcastique au possible et. je. l’adore. Son histoire est à la fois horrible et cruelle, ses motivations parfois discutables et ses actions encore plus mais c’est tout ce que j’attendais d’elle. C’est clairement un personnage particulier mais très humain dans ses réflexions : ce n’est pas juste une tueuse froide et sans sentiments, au contraire. 

Tueur l’un, tueur tous. Et chaque mort que nous provoquons est une offrande à Notre-Dame du Saint-Meurtre. La mort comme une miséricorde. La mort comme un avertissement. La mort comme une fin en soi.

L’endroit où les choses risquent de ne pas passer pour certains, c’est le style d’écriture de l’auteur qui est particulier. Perso j’accroche totalement mais je sais qu’il a fait fuir des gens. Aussi, gros gros bravo à la traduction tout simplement parfaite, on en voit rarement des comme ça et c’était un vrai plaisir à lire (sérieusement)

Tellement de sang sur ses mains. Tellement de pouvoir au bout de ses doigts.

Bref, l’est où la suite ? On peut avoir 15 tomes svp ? 

Merci à De Saxus pour l’envoi ! 

4 réflexions sur “Nevernight

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